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Mon site internet ne fonctionne plus : que vérifier, et dans quel ordre ?

Un site en panne ne fait aucun bruit. Vos clients tombent sur une erreur, et appellent ailleurs sans vous le dire. Voici six vérifications, dans l'ordre où les faire, de la plus simple à celle que personne ne voit.

Par Steeve GuilleMis à jour le 9 min de lecture

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Le soir, dans l'arrière-boutique d'un commerce fermé, un vieux tableau électrique ouvert et un GSM allumé : quand le site internet ne fonctionne plus, on vérifie dans l'ordre
Illustration

En bref

Votre site internet ne fonctionne plus ? Vérifiez d'abord s'il est en panne pour tout le monde, depuis votre GSM, wifi coupé. Puis, dans l'ordre : le nom de domaine, l'hébergement, le certificat de sécurité, une mise à jour ou un piratage, et le formulaire. Chaque cause a son signe, et la personne à appeler.

Sommaire11 parties · 9 min

Jeudi, 11 h 40. Un client vous appelle : « Votre site ne s'ouvre plus. » Vous essayez sur votre GSM : une page blanche, ou un message incompréhensible.

Depuis quand ? Vous n'en savez rien. Ce client-là a appelé. Les autres ont peut-être déjà choisi quelqu'un d'autre.

Pas besoin d'y connaître quoi que ce soit en informatique. Il suffit de savoir quoi regarder, dans quel ordre, et qui appeler. Pour savoir qui doit remettre votre site en route, et si vous le payez déjà, voyez le guide du prix d'un site internet en Belgique.

Mon site internet ne fonctionne plus : est-ce pour tout le monde ?

Première vérification, et la plus rapide. Coupez le wifi de votre GSM et ouvrez votre site en 4G. Puis demandez à quelqu'un, ailleurs, de l'ouvrir de son côté.

S'il s'affiche chez les autres, le souci est chez vous : votre box ou votre navigateur. S'il ne s'ouvre pour personne, le site est inaccessible, et le message affiché à sa place est votre premier indice. Selon l'aide de Google Chrome, le code ERR_NAME_NOT_RESOLVED signifie que l'adresse « n'existe pas ou a désormais une adresse IP différente ».

Ce que vous voyez, et ce qu'il faut vérifier
Ce que vous voyezCe qu'il faut vérifierQui appeler
Le code ERR_NAME_NOT_RESOLVED, des e-mails muetsLe nom de domaineL'agent d'enregistrement
Une page de l'hébergeur, ou plus rienL'hébergementL'hébergeur
« Votre connexion n'est pas privée »Le certificat de sécuritéL'hébergeur
Une page blanche depuis une mise à jourLe logiciel du site, ou une extensionQui fait les mises à jour
Des pages inconnues, la mention « Dangereux »Un piratageQui s'occupe du site, puis la police
Tout s'affiche, mais aucune demande n'arriveLe formulaireQui a construit le site

Votre nom de domaine a-t-il expiré ?

Premier suspect quand ni le site ni vos adresses e-mail ne répondent : le nom de domaine, dont les deux dépendent.

Pour un .be, DNS Belgium, le registre, décrit ce qui se passe (nouvel onglet) quand la facture de renouvellement n'est pas payée à temps. L'agent d'enregistrement, la société qui gère votre nom, peut le supprimer. Le nom entre alors en quarantaine pendant 40 jours : il ne fonctionne plus, une adresse e-mail liée à ce nom non plus, mais personne d'autre ne peut l'enregistrer tout de suite.

Si c'est votre cas, demandez la réactivation à votre agent, la solution la moins chère selon le registre. Attendre la fin des 40 jours est déconseillé, car quelqu'un d'autre pourrait prendre le nom. Et si la date d'échéance du nom est dépassée, DNS Belgium laisse deux mois pour le prolonger chez un nouvel agent, avant de le libérer pour de bon.

C'est au titulaire du nom d'agir. Si ce n'est pas vous, mieux vaut le savoir avant la panne : le test du titulaire de votre nom de domaine vous le dit.

L'hébergement est-il suspendu ?

Le nom répond, mais le site ne s'ouvre pas, ou une page de votre hébergeur s'affiche à sa place. L'hébergement, c'est l'ordinateur qui garde votre site et le sert à vos visiteurs.

Cherchez dans vos e-mails et vos extraits de compte : une facture d'hébergement restée sans suite, un prélèvement refusé, une carte bancaire expirée, un contrat arrivé à son terme. Si c'est une facture, réglez-la, puis demandez par écrit quand le site revient.

Votre prestataire ne répond plus ? Avec les accès et une copie, votre site peut déménager sans changer d'adresse. La marche à suivre est dans changer d'hébergeur en gardant son nom de domaine.

« Votre connexion n'est pas privée » : le certificat a-t-il expiré ?

Votre adresse répond, mais le navigateur affiche cet avertissement au lieu de votre page. Le certificat, c'est ce qui met le cadenas devant votre adresse, et il a une date de fin.

Vérifiez d'abord l'heure de votre GSM. Selon l'aide de Chrome, une date ou une heure fausse sur l'appareil suffit à afficher ce genre d'avertissement. Si l'heure est juste et que d'autres voient le message, le certificat est à renouveler ou à corriger, par la personne qui héberge votre site.

Ce renouvellement revient de plus en plus souvent. Let's Encrypt, un organisme qui délivre des certificats gratuits, les fait durer 90 jours, et annonce 45 jours d'ici 2028. Il déconseille de les renouveler à la main, et recommande une surveillance qui alerte si un renouvellement n'a pas eu lieu. Demandez donc à votre prestataire qui vérifie que le vôtre a bien été fait.

Page blanche ou pages inconnues : mise à jour ratée ou site piraté ?

Le site s'ouvre, mais pas comme d'habitude. Une page blanche, une mise en page en morceaux, ou des pages que vous n'avez jamais écrites.

Une mise à jour qui a mal tourné

Votre site tourne sur un logiciel, souvent complété par des extensions. Le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) demande de faire leurs mises à jour « dès qu'elles sont disponibles », parce qu'elles corrigent les failles que cherchent les pirates. Elles se font donc, mais avec une sauvegarde prise juste avant. Si l'une d'elles a cassé votre site, demandez à la personne qui l'a faite de remettre cette sauvegarde, puis de corriger. Le CCB conseille d'ailleurs de tester régulièrement les sauvegardes.

Votre site a été piraté : que faire ?

Le premier signe, selon le CCB, se voit en parcourant votre site comme un visiteur : des changements que personne chez vous n'a faits. Google peut aussi afficher un avertissement dans ses résultats, ou la mention « Dangereux » dans Chrome.

  1. Prévenez tout de suite la personne qui s'occupe du site.

    Le CCB demande de signaler l'incident sans attendre.

  2. Gardez les preuves.

    Des captures d'écran, avant toute correction : le CCB les cite parmi les pièces de la plainte.

  3. Portez plainte.

    Pour le CCB, le piratage d'un site est « un cybercrime qui doit être signalé à la police » (nouvel onglet).

  4. Remettez une version saine.

    Google conseille de repartir de la dernière sauvegarde non infectée.

  5. Faites corriger la faille.

    Le CCB demande de corriger celle qui a servi à l'attaque, par exemple en installant un correctif de sécurité ou en changeant un mot de passe compromis.

Une fois le site propre, l'examen qui lève l'avertissement de Google se demande dans la Search Console, son outil pour les propriétaires de sites, et peut prendre « entre quelques jours et quelques semaines ».

Le formulaire n'envoie plus rien : la panne que personne ne voit

Celle-ci peut durer longtemps, parce que rien ne la signale. Un client remplit votre formulaire, lit « merci », et attend. Chez vous, rien n'arrive. Il pense que vous ne répondez pas ; vous pensez que c'est calme. Ce remerciement ne prouve pas que l'e-mail vous est parvenu.

Une cause possible tient aux e-mails que le formulaire envoie, qui doivent être authentifiés. Depuis le 1er février 2024, Gmail demande à tout expéditeur (nouvel onglet) qui écrit à ses utilisateurs des réglages appelés SPF ou DKIM. Sans eux, les messages peuvent être classés comme spam, ou rejetés. Si vos demandes arrivent dans une boîte en @gmail.com, ce point vous concerne.

Pour le tester, envoyez-vous une demande depuis votre GSM et vérifiez qu'elle arrive, indésirables compris. Chaque mois, et après chaque changement sur le site.

Ce que coûte une panne, avec vos chiffres

Une panne ne figure sur aucune facture. Elle se voit dans les demandes et les réservations qui n'arrivent pas.

Elle n'a rien de rare. Selon le baromètre 2025 de l'Agence du Numérique (page 33), une entreprise wallonne sur dix a connu en 2024 une indisponibilité temporaire de service après un incident de cybersécurité. Et ce taux peut être sous-estimé, prévient l'Agence, parce que certaines entreprises n'osent pas l'admettre, ou n'ont rien vu.

Côté Google, le délai est court. Quand un site reste inaccessible, ses pages déjà indexées « seront supprimées de l'index Google sous quelques jours », prévient son aide sur les erreurs de réseau (nouvel onglet).

Exemple fictif

Imaginons une esthéticienne à Aywaille. Son formulaire lui apporte quatre demandes par semaine, et une sur deux devient une cliente qui dépense 60 € à sa première visite. S'il reste muet trois semaines sans qu'elle le sache, six clientes partent ailleurs : 360 € de premières visites, sans compter celles qui seraient revenues.

Refaites ce calcul avec vos chiffres : demandes par semaine, part qui devient cliente, ce que rapporte un client.

Qui appeler, quoi demander, quoi garder ?

Appelez si c'est urgent, puis confirmez par e-mail, pour garder une trace. Posez ces quatre questions :

  • Qu'est-ce qui est en cause, et depuis quand ?
  • Quand le site revient-il, formulaire compris ?
  • Qu'est-ce qui empêchera que ça recommence ?
  • Qui verra la prochaine panne avant vos clients ?

Et si plus personne ne répond, tout dépend de ce que vous avez gardé chez vous.

Les accès à avoir chez vous, avant la prochaine panne

Cochez ce qui est déjà en place. Rien n'est envoyé.

Réparer, ou repartir sur un site suivi ?

Une panne réparée ne dit pas quand viendra la suivante. Reprenez les six vérifications, avec une question pour chacune : qui s'en occupait ?

Le nom de domaine a une échéance. L'hébergement a sa facture. Le certificat vit quelques mois, bientôt quelques semaines. Les mises à jour se font dès qu'elles sortent, et une sauvegarde ne vaut que testée. Le formulaire, personne ne le regarde, sauf vos clients. Chaque tâche demande quelqu'un, et une date.

Avant de faire réparer votre site, posez une question : qui aurait dû voir la panne avant votre premier client ?

Partager cette phrase

Ce qu'une mensualité doit couvrir pour que ces tâches soient faites est détaillé dans ce que doit payer l'abonnement d'un site internet. Et si votre site est trop ancien pour valoir une réparation, la question devient le site lui-même. Voyez le prix d'une refonte de site internet, et ce qui se garde dans ma refonte de site internet, à commencer par votre nom de domaine.

Comment je m'occupe des sites que je construis

Pour les sites que je mets en ligne, voici ce que couvre l'abonnement, chaque mois :

  • Votre nom de domaine, détenu pour vous, renouvelé tant que l'abonnement est actif, transférable sur simple demande et sans frais.
  • L'hébergement, avec vos pages servies depuis l'Allemagne, dans l'Union européenne.
  • Le certificat de sécurité, renouvelé automatiquement.
  • La sauvegarde de votre site, pour pouvoir le remettre en état si quelque chose se perd.
  • Une surveillance qui interroge votre site toutes les minutes et vérifie son certificat. Sa limite : elle voit si le site répond, pas ce qu'il affiche. Le test du formulaire reste donc utile.
  • Une réponse le jour ouvrable où vous écrivez, ou le suivant.

Une panne peut toucher n'importe quel site. Avec ces lignes, vous savez ce qui est fait, et à qui écrire.

Ce soir, trois gestes avant la prochaine panne

Ouvrez votre site sur votre GSM, wifi coupé. Envoyez-vous une demande par le formulaire. Notez qui est titulaire de votre nom de domaine, et qui le renouvelle. Si un point coince, vous savez par où commencer.

Je suis Steeve Guille, fondateur d'Easy Studio, agence web à Aywaille, en province de Liège. Je crée et refais les sites des indépendants et des petites entreprises, et je reste votre interlocuteur une fois le site en ligne.

Information générale

Cet article donne une information générale, à jour au 14 octobre 2026. Il ne remplace pas l'avis de l'organisme compétent pour votre situation : en cas de doute, renseignez-vous directement auprès de lui (lien dans les sources ci-dessous).

Questions fréquentes

Pourquoi mon site internet ne s'affiche pas sur mon téléphone ?

S'il s'ouvre sur d'autres appareils, cherchez du côté du téléphone. Essayez en 4G, wifi coupé, puis en navigation privée. Vérifiez aussi la date et l'heure : selon l'aide de Chrome, une horloge fausse peut faire afficher un avertissement à la place d'une page sécurisée. S'il ne s'ouvre nulle part, suivez l'ordre des six vérifications.

Comment rester joignable pendant que le site est en panne ?

Passez par ce qui fonctionne encore. Votre fiche Google reste visible même quand le site ne l'est pas : vérifiez que votre numéro y est juste, et publiez-y un mot si la panne dure. Faites de même sur vos réseaux, et laissez sur votre répondeur une adresse e-mail qui ne dépend pas du nom en panne.

Un site piraté est-il dangereux pour mes clients ?

Il peut l'être. Selon le CCB, un pirate peut se servir d'un site pour infecter les appareils de ceux qui le visitent, ou pour les rediriger vers une fausse page qui vole leurs informations. C'est pourquoi Google peut afficher un avertissement dans ses résultats ou dans le navigateur, jusqu'à ce que le site soit nettoyé et réexaminé.

Sources

  1. DNS Belgium, Le statut d'un nom de domaine (nouvel onglet), 2026. Consulté le 14 octobre 2026.
  2. Aide Google Chrome, Obtenir de l'aide pour les messages d'erreur courants dans Chrome (nouvel onglet), 2026. Consulté le 14 octobre 2026.
  3. Let's Encrypt (Internet Security Research Group), Decreasing Certificate Lifetimes to 45 Days (nouvel onglet), 2025. Consulté le 14 octobre 2026.
  4. Centre pour la Cybersécurité Belgique (Safeonweb@work), Piratage de sites Internet (nouvel onglet), 2023. Consulté le 14 octobre 2026.
  5. Aide Search Console, Rapport sur les problèmes de sécurité (nouvel onglet), 2026. Consulté le 14 octobre 2026.
  6. Aide Gmail, Consignes pour les expéditeurs de messages (nouvel onglet), 2026. Consulté le 14 octobre 2026.
  7. Google Search Central, Déboguer les erreurs réseau et DNS pour les robots d'exploration Google (nouvel onglet), 2026. Consulté le 14 octobre 2026.
  8. Agence du Numérique (Digital Wallonia), Baromètre 2025 de maturité numérique des entreprises wallonnes (nouvel onglet), 2025. Consulté le 14 octobre 2026.

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