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Changer d'hébergeur en gardant son nom de domaine : la marche à suivre pour réduire le risque de coupure
Le jour où l'on veut changer de prestataire, une peur passe avant les autres : disparaître d'Internet pendant le déménagement. Bien préparé, ce moment peut se réduire à presque rien. Voici l'ordre des étapes.

En bref
Changer d'hébergeur en gardant son nom de domaine se prépare dans cet ordre : l'inventaire, la copie du site et des e-mails chez le nouvel hébergeur, le code de transfert si le nom change aussi d'agent d'enregistrement, la bascule, puis le contrôle. Gardez l'ancien site en ligne jusqu'au bout. Une coupure reste possible : cet ordre sert à la réduire.
Sommaire8 parties · 9 min
Imaginons. Vous avez décidé de changer de prestataire. Votre adresse est sur la camionnette ou sur la vitrine, imprimée sur vos cartes, au bas de chaque devis, et vos e-mails en dépendent. Elle ne doit pas bouger d'une lettre. Tout ce qu'il y a derrière, en revanche, déménage.
Changer d'hébergeur en gardant son nom de domaine : peut-on éviter la coupure ?
On peut la réduire à presque rien, si l'ancien site reste en ligne pendant que le nouveau s'installe, et si votre adresse ne bascule qu'à la fin. Personne ne peut pour autant promettre zéro minute de coupure. Un réglage oublié suffit.
Trois choses à ne pas confondre :
- le nom de domaine, votre adresse (votre-nom.be), enregistré au nom d'un titulaire chez un agent d'enregistrement, la société qui gère le nom ; pour le .be, le registre est DNS Belgium ;
- l'hébergement, où vivent les fichiers du site ;
- la messagerie, où arrivent et sont rangés vos e-mails.
Elles peuvent être chez un seul prestataire ou chez trois. Le nom porte des réglages, les enregistrements DNS. Selon DNS Belgium, l'un indique où se trouve le site, un autre où livrer le courrier.
Changer d'hébergeur web, c'est déplacer les fichiers, puis modifier le réglage qui dit où se trouve le site. Le nom, lui, ne change d'agent que si on le décide, avec un code de transfert.
Notez dès maintenant qui s'occupe de chacune des trois. Ne pas savoir, c'est déjà une réponse.
Que faut-il inventorier avant de bouger quoi que ce soit ?
Tout ce qui doit arriver intact. Comme pour un vrai déménagement, ce qui n'est pas dans un carton n'arrive pas.
- Le nom. Son titulaire, l'adresse e-mail inscrite pour lui, son agent, son échéance. Le test du titulaire, en deux minutes, passe avant tout. Selon DNS Belgium, seul le titulaire peut décider de le déménager.
- Le site. Une copie complète : textes, photos, documents à télécharger, formulaires.
- Les e-mails. Toutes les adresses qui se terminent par votre nom, et l'endroit où elles sont hébergées.
- Les accès. Vos identifiants chez l'agent et chez l'hébergeur, la Search Console (le service gratuit de Google qui suit la présence de votre site dans ses résultats), et tout ce qui pointe vers votre site : fiche Google, page Facebook, cartes de visite.
Ce que vous emportez dépend aussi de votre contrat. Les questions à poser sont dans combien coûte un site internet, jusqu'au jour où l'on part.
Ce soir, remplissez ces quatre lignes. Les blancs forment votre liste de questions.
Comment obtenir le code de transfert, et qui le reçoit ?
Le code de transfert sert à déménager un nom en .be vers un autre agent, ou à le transférer à un autre titulaire. Il tient en cinq séries de trois chiffres. Votre nom garde le même agent et le même titulaire ? Vous n'en avez pas besoin.
Selon la page de DNS Belgium sur le code de transfert (nouvel onglet), il se demande sur le site du registre ou chez n'importe quel agent, puis arrive par e-mail. La marche à suivre du registre pour déménager un nom (nouvel onglet) précise à qui : à l'adresse e-mail du titulaire actuel, « telle qu'elle figure dans notre système d'enregistrement », écrit DNS Belgium. Ni à vous si vous n'êtes pas titulaire, ni à votre nouvel hébergeur.
Trois précautions, toujours selon DNS Belgium :
- Il reste valable 7 jours. Le redemander dans ce délai prolonge sa validité, mais à la cinquième demande en 7 jours, plus aucune demande n'est possible pendant une semaine. Demandez-le quand tout est prêt.
- Le message peut être bloqué par votre messagerie. Le registre conseille d'ajouter son adresse d'envoi à votre carnet d'adresses.
- L'adresse du titulaire ne devrait pas dépendre du nom qui déménage. En cas de problème avec le nom, elle risque de ne plus fonctionner non plus. Elle se change gratuitement, par une mise à jour chez votre agent.
Pour transférer un nom de domaine .be, vous remettez ensuite le code et vos coordonnées au nouvel agent, qui lance le transfert.
Selon DNS Belgium, le code de transfert d'un .be part à l'adresse e-mail du titulaire inscrite au registre, et reste valable 7 jours.
Avant tout le reste, demandez à votre agent quelle adresse est inscrite pour le titulaire. Si vous ne la relevez pas, si c'est celle de votre prestataire, ou si elle se termine par le nom que vous déménagez, faites-la corriger.
Et vos e-mails : comment n'en perdre aucun ?
En les préparant avant le site. Votre adresse e-mail suit votre nom de domaine ; vos messages, eux, sont rangés chez celui qui héberge votre messagerie. Le réglage qui dit où livrer le courrier s'appelle l'enregistrement MX.
Si vous changez aussi d'hébergeur mail :
- créez toutes les adresses chez le nouvel hébergeur, à l'identique, avant la bascule ;
- copiez vos anciens messages et votre carnet d'adresses ;
- faites modifier l'enregistrement MX une fois les nouvelles boîtes prêtes ;
- relevez l'ancienne boîte quelques jours encore : comme pour le site, les anciens réglages restent un temps en mémoire chez les fournisseurs d'accès.
Un autre réglage, le SPF, dit quels serveurs peuvent envoyer des e-mails au nom de votre domaine ; selon DNS Belgium, les messageries s'en servent pour vérifier qu'un message vient bien de vous. Si vous changez de messagerie, il doit suivre.
Vous ne déplacez que le site ? Si la gestion des réglages de votre nom passe chez le nouvel hébergeur, l'enregistrement MX doit y être recopié tel quel. Sans lui, vos e-mails risquent de ne plus arriver.
Je ne vous promettrai pas zéro message perdu : on peut réduire le risque, puis vérifier. Dès maintenant, demandez à votre hébergeur actuel comment exporter vos anciens messages.
Dans quel ordre faire la bascule ?
La bascule, c'est le moment où votre adresse passe de l'ancien site au nouveau. Le guide de Google sur le changement d'hébergement (nouvel onglet) la décrit en quatre temps : préparer et tester, modifier les réglages DNS du nom, surveiller l'ancien et le nouvel hébergement, n'éteindre l'ancien qu'une fois déserté. Pour un nom qui change aussi d'agent, DNS Belgium décrit la même logique : le site d'abord, installé sur un nom provisoire, puis le nom.
La liste de déménagement, en dix étapes :
Au moins une semaine avant, raccourcir la mémoire des réglages.
Google suggère de ramener à quelques heures la durée pendant laquelle les fournisseurs d'accès gardent vos réglages DNS en mémoire (la TTL). Demandez-le à qui les gère.
Avant, installer la copie.
Chez le nouvel hébergeur, sur une adresse provisoire fermée aux moteurs de recherche.
Avant, créer les boîtes e-mail.
Avec les mêmes adresses que les anciennes.
La veille, sauvegarder.
Le site et les messages, rangés chez vous.
La veille, tout tester sur la copie.
Pages, photos, formulaire, PDF, et l'accès aux nouvelles boîtes.
La veille, demander le code de transfert.
Seulement si le nom change d'agent.
Le jour J, choisir un moment creux.
Pour une migration, Google conseille un moment où le site reçoit peu de visites.
Le jour J, ouvrir la copie aux moteurs.
Retirer ce qui la cachait pendant les tests.
Le jour J, faire pointer le nom vers le nouvel hébergement.
Si le nom change aussi d'agent, c'est le moment de remettre le code au nouvel agent. L'ancien site reste en ligne pendant ce temps.
Le lendemain, tout vérifier sans rien éteindre.
L'ancien hébergement ne s'arrête que lorsque plus personne n'y arrive, après un dernier relevé de l'ancienne boîte.
Et ne résiliez rien d'avance. L'ancien hébergement reste votre filet tant que le nouveau n'a pas fait ses preuves.
Comment garder votre place dans Google pendant le déménagement ?
D'abord en gardant, si possible, les mêmes adresses de pages. Quand seules les machines changent, Google parle de changement d'hébergement, et prévient qu'un ralentissement passager de son exploration, juste après, est normal.
Si les adresses changent, avec une refonte par exemple, c'est une migration, avec son propre guide chez Google (nouvel onglet). Trois règles en ressortent :
- chaque ancienne adresse renvoie, par une redirection permanente (dite 301), vers la page qui la remplace ;
- pas de renvoi en masse vers la page d'accueil, qui dérouterait vos visiteurs ;
- ces redirections restent en place aussi longtemps que possible, en général au moins un an.
Même bien faite, une migration peut faire bouger votre place un temps, et Google l'écrit lui-même. Avant une refonte, listez les pages qui vous amènent des clients ; c'est une ligne de votre cahier des charges de site internet.
Pour savoir si le déménagement vous a coûté des visites, il faut un « avant ». Or, en 2024, 66 % des indépendants wallons dotés d'un site n'en suivaient pas les performances, selon le baromètre 2025 de l'Agence du Numérique (nouvel onglet) (rapport complet, page 139). Google conseille de créer un compte Search Console avant le déménagement.
Notez aussi les cinq pages qui comptent le plus. Ce sont elles que vous vérifierez en premier, le lendemain.
Que vérifier le lendemain ?
Tout ce qu'un client ferait, sur votre GSM d'abord.
Le lendemain de la bascule
Cochez ce qui est déjà en place. Rien n'est envoyé.
Pour savoir ce que cette dernière page doit contenir, revoyez ce que les mentions légales doivent dire. Si un point coince, n'éteignez rien et faites corriger.
Par où commencer, demain matin ?
Par l'adresse e-mail inscrite pour le titulaire de votre nom. C'est elle qui recevra le code, si vous en avez besoin. Tout le reste de cette liste se fait sans moi.
Si c'est votre site lui-même qui ne vous convient plus, c'est une refonte, et c'est mon métier. Une règle, écrite dans les questions fréquentes de mon site : « Votre site internet actuel reste en ligne jusqu'au jour de la bascule. » Pour les e-mails, je ne promets rien d'avance, parce que tout dépend d'où ils sont aujourd'hui.
Un mot, enfin, sur ma propre pratique. Quand j'achète le nom de domaine d'un client, il est déposé au nom d'Easy Studio, qui le détient pour lui. Ce n'est pas la même chose qu'en être titulaire soi-même : mieux vaut le savoir avant. Le code de transfert est remis sur simple demande, sans condition ni frais, et le nom est transféré au client dans les quinze jours, sans frais de ma part. Le mandat de gestion du nom de domaine, version 1.5 du 29 septembre 2026, l'écrit noir sur blanc. Vous pouvez aussi acheter le nom vous-même, et le mandat ne vous concerne alors pas.
Information générale
Cet article donne une information générale, à jour au 1er octobre 2026. Il ne remplace pas l'avis de l'organisme compétent pour votre situation : en cas de doute, renseignez-vous directement auprès de lui (lien dans les sources ci-dessous).
Questions fréquentes
Peut-on déménager son site tel quel chez un autre hébergeur ?
Cela dépend de l'outil qui le fait tourner. Selon Google, la copie d'un site en dépend entièrement : parfois des fichiers à recopier, parfois une base de données à exporter. Si cet outil appartient à votre prestataire, demandez avant tout ce qui sortira : le site entier, ou seulement vos textes et vos photos.
Faut-il prévenir son ancien prestataire avant de partir ?
C'est votre contrat qui le dit. Relisez le préavis, la date limite et la forme demandée, lettre ou e-mail. Calculez ensuite la fin du contrat pour qu'elle tombe après la bascule, jamais avant. Et demandez par écrit, dès maintenant, la copie de vos fichiers : une demande écrite se retrouve, une demande au téléphone s'oublie.
Que faire si l'ancien prestataire ne répond plus ?
Pour le nom, tout dépend du titulaire. Si c'est vous et que l'adresse inscrite est la vôtre, le code vous arrive sans passer par lui. Si l'adresse n'est plus la bonne, seul l'agent peut la corriger ; s'il refuse, DNS Belgium prévoit une réclamation à son service juridique, e-mails à l'appui. Pour les fichiers du site, le registre n'intervient pas.
Combien de temps prend le transfert d'un nom en .be ?
Peu de temps, selon DNS Belgium. Une fois la demande lancée par le nouvel agent, le registre vérifie le code ; s'il est correct, le transfert se fait immédiatement, et le déménagement du nom peut être effectif en quelques heures. Ce qui demande du temps, c'est la préparation : la copie du site, les boîtes e-mail, les tests.
Le transfert d'un nom de domaine est-il gratuit ?
Non. Selon DNS Belgium, vous payez les frais du transfert chez votre nouvel agent, ou chez votre revendeur. L'agent ou le revendeur que vous quittez peut aussi facturer des frais, modestes selon le registre. Renseignez-vous des deux côtés avant de lancer quoi que ce soit, et demandez que les montants soient écrits.
Sources
- DNS Belgium, Déménager votre nom de domaine (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- DNS Belgium, À propos du code de transfert (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- DNS Belgium, Utiliser une adresse mail correcte lors de l'enregistrement d'un nom de domaine (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- DNS Belgium, Comment fonctionnent le système DNS et les ‘DNS records’ (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- DNS Belgium, Plaintes concernant un agent (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- Google Search Central, Changement d'hébergement (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- Google Search Central, Migrer un site (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- Agence du Numérique (Digital Wallonia), Baromètre 2025 de maturité numérique des entreprises wallonnes (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
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