Bâtiment
Comment choisir un couvreur : les vérifications du SPF Économie, à demander avec le devis
Ce couvreur est-il sérieux ? Le SPF Économie conseille quelques vérifications simples, à faire avant de lui confier votre toit. Un couvreur peut vous les donner avec son devis : demandez-les.

En bref
Comment choisir un couvreur ? Le SPF Économie conseille de vérifier, avant de signer, son numéro d'entreprise à la BCE et, en Wallonie, sa compétence professionnelle ; son assurance en responsabilité civile, plus la décennale quand la loi l'impose ; de vraies références ; deux ou trois devis détaillés ; des paiements par étapes, prévus par écrit. Un couvreur sérieux y répond volontiers.
Sommaire6 parties · 9 min
Cette liste existe, et elle est publique. Le SPF Économie l'a publiée en 2024 sous le nom de « check-list du bâtisseur avisé ». Elle vaut pour tous les entrepreneurs, couvreurs compris.
Je ne suis pas couvreur, et je ne vous dirai pas lequel choisir : mon travail, c'est de construire des sites internet. Je vous présente cette liste en mots simples, avec les gestes pour tout vérifier vous-même, gratuitement. Le texte officiel, lui, reste celui du SPF.
Vous êtes couvreur ? Lisez quand même : c'est la liste que vos clients peuvent avoir en main. La dernière section vous dit quoi en faire.
Comment choisir un couvreur : que conseille le SPF Économie ?
De bien préparer votre projet, puis de choisir un entrepreneur fiable. Ce sont les deux règles d'or de la check-list du bâtisseur avisé (nouvel onglet), une brochure gratuite du SPF Économie, élaborée avec des fédérations de la construction et les membres de la commission consultative « Consommation ». Elle décrit l'entrepreneur fiable en treize points.
Certains points surprennent. Le SPF conseille par exemple de chercher l'adresse de l'entreprise sur une carte, ou de regarder si son site web montre ses références plutôt qu'une vitrine « fictive ». (Couvreurs qui me lisez : c'est ce que doit montrer le site d'un couvreur ou de tout artisan, avant même le premier appel.)
Dès ses premières lignes, la brochure pose une règle simple : si vos doutes persistent après les explications de l'entrepreneur, ne faites pas appel à lui.
J'en ai tiré huit questions pour un chantier de toiture, en mots simples. Ce n'est pas une copie de la brochure : pour le texte complet, ouvrez le PDF du SPF.
Choisir un couvreur : 8 questions avant de signer
Cochez ce qui est déjà en place. Rien n'est envoyé.
Ce soir : cochez ce que vous savez déjà. Ce qui reste vide, c'est votre liste de questions pour le prochain appel.
Numéro d'entreprise : comment le vérifier soi-même ?
En quelques minutes, depuis votre GSM, sur BCE Public Search (nouvel onglet), le moteur de recherche public de la Banque-Carrefour des Entreprises. Le numéro figure sur le devis ; selon le SPF, c'est aussi le numéro de TVA. S'il n'y en a pas, le conseil du SPF est net : ne faites pas appel à cet entrepreneur.
Tapez le numéro, puis lisez quatre rubriques de la fiche :
- Le statut : « Actif ».
- La situation juridique : on y lit d'ordinaire « Situation normale ». Une procédure de faillite y serait signalée.
- Les activités : les travaux que vous voulez faire doivent y figurer, par exemple « Travaux de couverture ».
- Les autorisations : une entreprise de toiture établie en Wallonie ou à Bruxelles doit prouver sa compétence professionnelle, rappelle le SPF. La fiche affiche alors « Compétence professionnelle toiture et étanchéité ». En Flandre, cette exigence a été supprimée.
Qui doit prouver quoi, et comment : le détail est dans l'accès à la profession dans la construction en Wallonie.
Reste l'adresse. Le SPF suggère de la chercher sur Google Maps : y voit-on des signes d'une activité de construction ? Un artisan qui travaille depuis chez lui n'a rien d'anormal. Ce que le SPF vise, c'est l'adresse seule dans un centre d'affaires, où aucune activité de construction ne peut réellement s'exercer. La brochure explique aussi comment vérifier les dettes sociales et fiscales d'une entreprise.
Ce soir : tapez le numéro de votre devis dans BCE Public Search. Si le nom, l'adresse ou les activités ne collent pas avec ce qu'on vous a dit, demandez pourquoi avant de signer.
Quelles assurances et quelles références demander ?
Une ou deux preuves d'assurance, selon votre chantier, et des références que vous pouvez vérifier.
La responsabilité civile. Le SPF conseille de demander à l'entrepreneur la preuve qu'il est assuré en responsabilité civile. Demandez-la par écrit, avant le début du chantier.
La décennale, quand la loi l'impose. Pour un chantier d'habitation en Belgique qui exige un architecte, avec un permis délivré après le 1er juillet 2018, l'entrepreneur doit être assuré en responsabilité décennale. Il doit pouvoir vous remettre l'attestation de son assureur avant le début des travaux. Pour savoir si votre chantier est concerné, voyez qui doit souscrire l'assurance décennale obligatoire.
Des références réelles. Le SPF conseille de consulter le site de l'entrepreneur, de lui demander des exemples de travaux, et de faire confiance au bouche-à-oreille quand un proche a été content de lui. Des photos de ses propres chantiers disent plus qu'une image de catalogue.
Profitez aussi de sa visite pour le devis. Le SPF suggère de lui demander comment il compte s'y prendre : seul, ou avec des sous-traitants ? S'il sous-traite, demandez leurs coordonnées, et passez-les à la même liste.
Avant de signer : demandez par message son attestation d'assurance et deux références. Par écrit, vous gardez une trace.
Démarchage à domicile : quels signaux doivent alerter ?
La pression pour signer, le liquide, tout payer d'avance, un démarrage immédiat, un prix très bas. Ces cinq signaux sont tirés des conseils du SPF Économie pour choisir un entrepreneur : ils valent pour tout devis, et plus encore quand l'offre arrive par un coup de sonnette.
Exemple fictif
Imaginons : un mardi après-midi, on sonne. Quelqu'un d'aimable a remarqué, en passant, une ardoise qui a glissé sur votre toit. Il peut s'en occuper tout de suite, avec une remise si vous payez en liquide. Rien ne dit que l'offre est mauvaise. Mais tout va très vite.
Un démarchage peut venir d'une entreprise tout à fait sérieuse. Ce n'est pas la porte qui compte, c'est la suite. Le détail, signal par signal :
- On vous presse de signer. Le SPF conseille de prendre le temps de la réflexion, et de ne pas vous laisser mettre sous pression.
- On réclame du liquide. Rien ne vous oblige à payer en espèces, et la loi plafonne ces paiements : la page du SPF Économie sur les paiements en liquide (nouvel onglet) l'explique. Le SPF invite aussi à redoubler de prudence quand on vous promet un avantage en échange, comme une remise ou des travaux plus rapides. Si vous payez en liquide, exigez un reçu.
- On demande tout d'avance. Selon la check-list, une clause qui exige un acompte de 100 % avant les travaux doit vous alerter tout de suite.
- On peut commencer demain. Le SPF conseille de demander une explication quand un entrepreneur peut démarrer à très bref délai, et de demander la durée des travaux : les agendas sont bien remplis. Le métier manque d'ailleurs de bras : en 2026, Le Forem classe le couvreur 3e des métiers les plus difficiles à recruter en Wallonie. Une place libre dès demain n'est pas impossible, mais elle mérite une explication.
- Le prix est très en dessous des autres. Restez critique face à une offre trop alléchante, conseille le SPF.
Un contrat signé chez vous donne en principe 14 jours pour vous rétracter (art. VI.67 du Code de droit économique), avec des exceptions (art. VI.73), dont les réparations urgentes que vous avez vous-même demandées : le détail est sur la page du SPF Économie consacrée à la vente hors établissement (nouvel onglet) et dans ce qu'un devis doit dire du droit de rétractation.
Ce soir, si quelqu'un a sonné : ne signez rien sur le pas de la porte. Demandez un devis écrit, avec le numéro d'entreprise, et comparez-le à un autre.
Plusieurs devis de toiture : sur quels points les mettre côte à côte ?
Le SPF conseille d'en demander plus d'un, idéalement deux ou trois, et de les vouloir aussi détaillés que possible. Vous devez voir ce qui est compris dans le prix, et ce qui ne l'est pas.
Comparer des totaux ne suffit pas : deux devis ne décrivent pas toujours le même chantier. Mettez-les côte à côte, ligne par ligne.
| Point à comparer | Ce qui rassure | Ce qui mérite une question |
|---|---|---|
| Identité | Nom, adresse, numéro d'entreprise | Aucun numéro d'entreprise |
| Travaux | Décrits poste par poste, matériaux nommés | « Rénovation toiture », en une ligne |
| Ce qui n'est pas compris | Écrit noir sur blanc | Rien n'est dit |
| Démarrage | Une date et une durée | « Dès demain », sans explication |
| Paiement | Par étapes, au fil des travaux | Tout, avant de commencer |
Le moins cher n'est pas forcément le bon, le plus cher non plus. Si un prix vous paraît anormalement bas, un architecte peut vous aider à en juger, selon le SPF. Et lisez tout : posez vos questions par écrit quand un point n'est pas clair, puis prenez le temps de réfléchir avant de signer.
Quand les devis sont là : posez-les côte à côte et surlignez, sur chacun, ce que l'autre mentionne et lui pas. Ce sont vos questions de demain.
Vous êtes couvreur ? Faites de cette liste un argument
Les conseils de prudence circulent, et c'est tant mieux. Mais ils rendent vos clients prudents avec tout le monde, vous compris.
Certains se demandent même si vous êtes fiable, et ils le tapent dans Google. Le 1er octobre 2026, dans l'outil de suggestions de Google réglé en français et sur la Belgique, sans compte connecté, « comment trouver un couvreur » appelait « comment trouver un couvreur sérieux » et « comment savoir si un couvreur est fiable ». Ces suggestions ne disent pas combien de gens cherchent. Elles disent ce qu'ils se demandent.
Selon le SPF Économie, un bon entrepreneur accepte qu'on vérifie son travail. Le couvreur sérieux n'attend pas qu'on le lui demande.
Alors ne subissez pas la liste : répondez-y avant qu'on vous la pose.
Votre numéro d'entreprise en haut du devis, avec cette mention : « vérifiable sur BCE Public Search ». Votre client n'a plus à le chercher.
Vos réponses aux huit questions, sur une page jointe au devis : compétence, assurance, références, paiement par étapes, date de démarrage. En vos mots, avec le lien vers la brochure du SPF plutôt qu'une copie.
Les mêmes réponses sur votre site, dans une rubrique « Avant de signer » : le client qui compare y trouve vos réponses avant même de vous appeler.
De vrais chantiers, en photos avant-après de chantier, prises avec l'accord de vos clients.
Une liste ne fait pas signer un client à elle seule. Elle retire une raison d'hésiter, et elle vous évite de répondre dix fois aux mêmes questions. Encore faut-il qu'on vous trouve avant de vous vérifier : il existe des façons de trouver des chantiers par vos propres moyens, sans payer chaque contact.
Easy Studio, c'est moi, Steeve Guille, à Aywaille, en province de Liège : je conçois des sites pour les indépendants, artisans du bâtiment compris. Pour voir à quoi ressemble un site de couvreur (métier, zone, réalisations légendées, demande de devis courte), ouvrez la maquette d'Altitudes Toiture, une entreprise imaginaire construite pour montrer le principe. La rubrique « Avant de signer » n'y figure pas encore : sur votre site, elle a sa place à côté du formulaire de devis.
Demain matin, que vous cherchiez un couvreur ou que vous en soyez un, le premier geste est le même : le numéro d'entreprise, sur le devis et dans BCE Public Search.
Information générale
Cet article donne une information générale, à jour au 1er octobre 2026. Il ne remplace pas l'avis de l'organisme compétent pour votre situation : en cas de doute, renseignez-vous directement auprès de lui (lien dans les sources ci-dessous).
Questions fréquentes
Quelle différence entre un couvreur, un toiturier et un zingueur ?
Couvreur et toiturier désignent le même métier : « toiturier » se dit en Belgique. Le couvreur pose et répare la couverture du toit, en tuiles ou en ardoises par exemple. Le zingueur travaille le zinc : gouttières, descentes, raccords. En Wallonie, selon le SPW Économie, couvertures, étanchéité et évacuation des eaux de pluie relèvent d'une même compétence professionnelle, « toiture et étanchéité ».
Fuite urgente : que vérifier quand on n'a pas le temps de comparer ?
Même pressé, deux vérifications prennent quelques minutes : le numéro d'entreprise dans BCE Public Search, et un accord écrit, même court, sur ce qui sera fait et à quel prix. Faites d'abord mettre le toit hors d'eau ; la rénovation complète, elle, peut attendre deux ou trois devis. Photographiez les dégâts avant l'intervention.
Peut-on demander à un couvreur de voir un chantier déjà terminé ?
Oui, et le SPF Économie le conseille : demandez-lui de vous mettre en contact avec d'anciens clients, pour aller juger la qualité du travail sur place. « Un bon entrepreneur acceptera », écrit le SPF. Laissez-lui le temps d'obtenir leur accord. Et un toit se regarde souvent depuis la rue, sans déranger personne.
Un couvreur doit-il être agréé en Wallonie ?
Pas pour travailler chez un particulier. Selon le SPF Économie, l'agréation n'est obligatoire que pour les travaux publics : un entrepreneur absent de la liste des agréés ne travaille simplement pas pour les autorités publiques. Ce qu'une entreprise de toiture établie en Wallonie doit prouver, c'est sa compétence professionnelle « toiture et étanchéité ».
Sources
- SPF Économie, La check-list du bâtisseur avisé (nouvel onglet), 2024. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, Comment trouver un entrepreneur ? (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, BCE Public Search, Recherche dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPW Économie (Service public de Wallonie), Construction : Toiture et étanchéité (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, Paiements en liquide (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, Droit de rétractation lors de la vente hors établissement (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Justice, Justel (Moniteur belge), 28 février 2013. - Code de droit économique (art. VI.67 et VI.73) (nouvel onglet), 2013. Consulté le 1er octobre 2026.
- Le Forem, 144 métiers repris dans la liste des métiers en pénurie en Wallonie (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
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