Bâtiment · Guide complet
Site internet artisan : ce qu'un client doit y trouver en dix secondes avant de vous appeler
Imaginez le client à qui un voisin a donné votre nom. Il le tape dans son GSM, entre deux autres. Il ne cherche pas un beau site : il cherche, en quelques secondes, une raison de vous appeler, vous.
Parcours artisan du bâtiment : du téléphone qui sonne dans le vide au site qui rassure · étape 6 sur 6
En bref
Un site internet artisan sert à faire appeler, pas à impressionner. Sur le premier écran d'un GSM, votre client doit lire votre métier, vos communes et votre numéro, et voir un vrai chantier. Juste en dessous viennent vos réalisations, vos avis, votre numéro d'entreprise et un formulaire court. Le reste confirme ce premier coup d'œil.
Sommaire9 parties · 14 min
Autant le dire tout de suite : je fais des sites internet, et je propose les miens aux artisans. Ce guide vous donne pourtant de quoi juger le vôtre seul, ce soir, sur votre GSM. Et de quoi en préparer un, si vous n'avez encore rien.
Une précision sur le titre. Dix secondes, c'est une image, pas un chronomètre : je n'ai aucune mesure du temps que vos clients passent sur votre page, et je n'en inventerai pas.
L'idée tient en une phrase : avant de faire défiler, votre client doit déjà savoir qu'il est au bon endroit.
Site internet artisan : que vérifie votre client avant d'appeler ?
Il vérifie que vous faites son type de travaux, chez lui, que vous êtes une vraie entreprise et qu'il peut vous joindre. Puis il cherche la preuve que d'autres vous ont fait confiance.
Reprenons notre client. Un voisin lui a donné votre nom : c'est une chance, mais elle ne suffit pas toujours. Avant de composer votre numéro, il tape ce nom dans Google. Il veut confirmer ce qu'on lui a dit, et parfois départager deux ou trois noms notés sur le même papier.
Ce réflexe est même recommandé : dans sa check-list pour les particuliers qui font construire ou rénover, le SPF Économie leur conseille notamment de regarder si le site web d'une entreprise de construction montre ses références ou ne sert que de vitrine « fictive ». Ses vérifications sont résumées dans le guide pour choisir un couvreur.
Ce que votre client cherche sur le site internet d'une entreprise du bâtiment tient en cinq questions :
- Est-ce bien son métier ? « Couvreur », écrit en toutes lettres, pas « solutions de toiture ».
- Vient-il jusque chez moi ? Sa commune, ou au moins sa région.
- Est-ce une vraie entreprise ? Un nom, une adresse, un numéro d'entreprise.
- D'autres lui ont-ils fait confiance ? Des chantiers, des avis.
- Puis-je le joindre ? Un numéro, et les heures où il décroche.
Or beaucoup d'entreprises du secteur n'ont pas encore de site pour lui répondre.
58,93 %
Part des entreprises wallonnes de la construction de 2 employés et plus qui avaient un site web en 2025, selon l'enquête de Statbel sur les TIC dans les entreprises (nouvel onglet). La même enquête en compte 41,07 % sans site.
Source : Statbel, enquête TIC 2025
Ce chiffre ne couvre pas les artisans qui travaillent seuls : l'enquête commence à deux employés. Votre client tombera donc parfois sur un site, parfois sur rien. Et quand il ne trouve rien, il lui reste le nom suivant sur son papier.
Faites comme lui, ce soir : tapez votre nom et votre commune dans Google, sur votre GSM. Ce qui s'affiche avant que vous fassiez défiler, c'est, à peu de chose près, ce qu'il voit de vous en premier.
Que doit montrer votre page d'accueil sans qu'on ait à défiler ?
Votre métier, vos communes, votre numéro et un vrai chantier. Le premier écran d'un GSM n'en contient guère plus, et c'est très bien ainsi.
Ce premier écran se lit d'un pouce. En 2024, 71 % des sites des entreprises wallonnes étaient adaptés à la consultation sur téléphone ou tablette, selon le baromètre 2025 de l'Agence du Numérique (nouvel onglet). Si le vôtre fait partie des autres, voilà le premier chantier, avant tout le reste.
Ensuite, chaque élément a sa raison d'être :
- le métier en mots, dans une phrase en haut de page, pas seulement dans le logo : « Couvreur à Hamoir : ardoises, tuiles, réparations et fuites » (exemple imaginaire) ;
- la zone, en une ligne : votre commune et celles où vous allez ;
- le numéro, qui lance l'appel d'un simple toucher, avec les heures où vous décrochez ;
- un chantier à vous, en photo, pas une photo de banque d'images ;
- un nom, et si possible un visage : on appelle une personne, pas une enseigne.
Plus bas, dans cet ordre : vos services, vos réalisations, vos avis, le bouton de demande de devis, et en pied de page votre numéro d'entreprise.
Pour les avis, le plus simple est un lien vers votre fiche Google. Si vous en recopiez sur votre site, dites d'où ils viennent, et ne gardez pas seulement les meilleurs.
Les 8 éléments d'une page d'accueil d'artisan
Cochez ce qui est déjà en place. Rien n'est envoyé.
Un site d'artisan n'a pas besoin d'impressionner. Avant qu'on fasse défiler, il doit avoir répondu : quoi, où, qui, et comment vous joindre.
Faites le test tout de suite : ouvrez votre page d'accueil sur votre GSM, sans faire défiler, et cochez. Les cases vides, dans l'ordre de la liste, sont vos prochains travaux.
Quels mots écrire sur votre site pour que vos clients vous trouvent ?
Les leurs. Votre métier tel qu'ils le disent, leur commune, et le problème qu'ils ont sous les yeux : une fuite, une corniche qui déborde, un toit plat qui gondole.
Un relevé le montre. Le 1er octobre 2026, dans le service de suggestions de Google réglé en français et pour la Belgique, sans compte connecté, « couvreur h » proposait d'abord « couvreur huy », « couvreur hannut » et « couvreur herstal ». Avec « couvreur v », la première suggestion était « couvreur verviers » ; avec « plombier l », « plombier liege ».
Ces suggestions sont classées par pertinence : elles ne disent pas combien de personnes les tapent. Mais le motif saute aux yeux : un métier, puis une commune.
Même relevé, autre leçon : « toiturier » faisait apparaître, parmi les premières suites, « toiturier ou couvreur ». Vos clients n'emploient pas tous le même mot, et ne connaissent pas toujours le vôtre.
Google le dit dans son guide pour bien débuter en référencement naturel (nouvel onglet) : pensez aux mots que vos lecteurs pourraient taper, car un connaisseur et un novice ne cherchent pas avec les mêmes. Le même guide prévient que répéter trop souvent les mêmes mots va à l'encontre de ses règles contre le spam.
Sur votre site, cela donne :
- un intertitre par service, avec le mot du client : « Réparation de fuite de toiture » plutôt que « Solutions d'étanchéité » ;
- votre métier et votre commune dans le titre de l'accueil, une fois, naturellement ;
- les mots du chantier dans vos légendes : « ardoises remplacées à Ferrières » en dit plus que « réalisation n° 12 ».
Inutile, en revanche, d'allonger votre nom de domaine avec des mots clés : selon ce même guide, ils n'ont pratiquement aucun effet sur le classement. Gardez un nom que vos clients retiennent.
Cette semaine, notez les mots que vos clients emploient au téléphone, pas ceux du métier. Ce sont eux qui doivent se lire sur votre site.
Réalisations : combien de chantiers montrer, et comment les présenter ?
Assez pour que chaque client y reconnaisse son propre chantier. Il n'y a pas de bon nombre : visez au moins un chantier réel par service que vous voulez vendre, plutôt qu'une galerie de cinquante photos sans un mot.
Votre client ne peut pas essayer un toit avant de le commander. Vos chantiers terminés sont ce qui s'en rapproche le plus. Un site sans réalisation ne prouve rien, même joli.
Pour chaque chantier, une petite fiche suffit :
- le problème de départ, avec les mots du client : « infiltration au pied de la cheminée » ;
- ce que vous avez fait, en une ou deux phrases ;
- la commune, jamais l'adresse, et seulement si le client est d'accord ;
- la durée, quand elle rassure : deux jours, bâche posée chaque soir ;
- deux photos au moins, avant et après.
Le cadrage, la lumière et ce qu'il faut cacher sur une image (plaques, visages, localisation) sont détaillés dans la méthode pour des photos avant-après de chantier.
Une règle sans exception : n'affichez que vos chantiers. Une photo de catalogue présentée comme la vôtre trompe votre client, et il risque de s'en rendre compte le jour de la visite.
Vous pouvez ajouter une ligne simple : « Références sur demande ». Seulement quand deux ou trois anciens clients ont accepté, d'avance, de répondre à un futur client ou de lui laisser voir le travail fini.
Le geste de ce soir : choisissez les trois chantiers que vous aimeriez refaire, et écrivez pour chacun les trois premières lignes de sa fiche.
Numéro d'entreprise, assurance, accès à la profession : où les afficher ?
Le numéro d'entreprise, en bas de chaque page. L'assurance et vos compétences, sur la page qui vous présente, et seulement ce qui vaut pour vos chantiers. Le détail, lui, va sur vos devis.
Pour le numéro d'entreprise, la règle est écrite. Selon la page du SPF Économie consacrée aux données d'identification d'un site d'entreprise (nouvel onglet), un site d'entreprise, vitrine comprise, doit afficher entre autres le nom, l'adresse où l'entreprise est établie, des coordonnées et le numéro d'entreprise.
Ces données doivent être accessibles « facilement, directement et de manière permanente ». Le pied de page, répété sur chaque page, est l'endroit le plus simple pour ça.
Si vous travaillez depuis chez vous, ne confondez pas deux choses : masquer votre adresse sur la carte de Google est un réglage de votre fiche ; les données d'identification de votre site relèvent de la règle ci-dessus.
Ce numéro sert aussi à votre client : avec lui, il retrouve dans BCE Public Search, l'outil public de la Banque-Carrefour des Entreprises, les activités inscrites à votre nom. Et sur vos devis ? Ce qu'ils doivent contenir est rassemblé dans les mentions obligatoires d'un devis en Belgique.
Pour l'assurance, la nuance compte. Selon la page du SPF Économie sur la décennale (nouvel onglet), l'assurance responsabilité civile décennale est obligatoire pour les chantiers de construction ou de rénovation d'une habitation en Belgique qui exigent l'intervention d'un architecte, avec un permis délivré après le 1er juillet 2018.
Dans ce cas, tous les documents contractuels doivent mentionner le nom et le numéro d'entreprise de l'assureur, et le numéro du contrat. Sur le site, dites-le si c'est vrai pour vos chantiers, sans l'afficher en gros sur des travaux qui n'y sont pas soumis. Qui est concerné, et comment le montrer sans en faire trop : l'assurance décennale obligatoire, expliquée aux artisans.
Assuré aussi en responsabilité civile ? Une ligne suffit, sur la même page.
Reste l'accès à la profession. Si votre métier exige une compétence professionnelle, elle apparaît dans BCE Public Search : une phrase sur votre page de présentation suffit, avec la compétence enregistrée et le métier qu'elle couvre. Ce qui reste demandé en Wallonie, et à qui, est expliqué dans le guide de l'accès à la profession dans la construction en Wallonie.
| L'information | Où la montrer |
|---|---|
| Numéro d'entreprise | Pied de page de chaque page, et sur vos devis |
| Assurance décennale, quand elle s'applique | Page de présentation, et tous les documents contractuels |
| Assurance en responsabilité civile, si vous en avez une | Page de présentation |
| Compétence professionnelle, si votre métier en exige une | Page de présentation |
Dernière vérification : cherchez votre numéro sur BCE Public Search, comme le ferait un client. Les activités inscrites correspondent-elles à ce que votre site annonce ?
Comment indiquer votre zone sans créer vingt pages de communes ?
Avec une phrase claire sur l'accueil, une seule page consacrée à votre zone, et vos chantiers, qui citent leurs communes. Pas avec une page par commune.
La tentation est connue : une page « Couvreur à Aywaille », une autre « Couvreur à Sprimont », et vingt autres où seul le nom change. Dans ses règles concernant le spam (nouvel onglet), Google range parmi les abus de pages satellites les pages qui ciblent chacune une ville ou une région et canalisent les visiteurs vers une seule page.
Il range aussi dans l'accumulation de mots clés les villes et régions répétées dans une page pour qu'elle apparaisse sur ces lieux. Et une liste de communes collée en bas de chaque page, juste pour être trouvé, n'aide pas votre client à choisir.
À la place :
- sur l'accueil, une phrase : « Couvreur à Hamoir, chantiers jusqu'à Durbuy, Ferrières et Comblain-au-Pont » (même exemple imaginaire) ;
- une page « zone d'intervention », qui range vos communes par distance et dit où vous allez pour un dépannage, où seulement pour un chantier planifié ;
- vos réalisations, chacune avec sa commune : la preuve que vous y travaillez vraiment ;
- une page pour une commune, le jour seulement où vous avez quelque chose de vrai à en dire : des chantiers, un dépôt sur place, des contraintes locales.
Une zone honnête vous sert aussi : elle vous épargne une partie des demandes à une heure de route, que vous refuseriez de toute façon.
Prenez une carte et entourez les communes où vous allez sans hésiter, puis celles où vous n'allez que pour un gros chantier. Ce sont les deux paragraphes de votre page zone.
Quel formulaire prépare un devis au lieu de vous faire perdre du temps ?
Un formulaire court, qui pose les questions que vous poseriez de toute façon au premier appel, et rien d'autre. Vous rappelez en sachant déjà de quoi on parle.
La demande de devis en ligne reste rare : en 2024, seuls 8 % des sites d'entreprises wallonnes proposaient des simulations ou des devis, selon le même baromètre de l'Agence du Numérique.
Quatre champs à remplir suffisent souvent :
- le type de travaux, dans une liste courte, avec l'urgence en tête : « fuite » ;
- la commune, pour savoir d'un coup d'œil si c'est dans votre zone ;
- le nom ;
- le téléphone.
Puis, en facultatif : une adresse e-mail pour recevoir le devis par écrit, une photo, et un champ libre pour ce qui aide à préparer la visite (surface, accès, état). Sur un petit écran, chaque champ de trop peut faire abandonner.
Si vous rénovez des logements, une question de plus fait gagner du temps : l'âge de la maison. Selon la page du SPF Finances sur le taux de TVA en rénovation (nouvel onglet), le taux de 6 % suppose notamment une habitation de plus de 10 ans, comptés depuis sa première occupation.
Depuis le 1er juillet 2022, ajoute le SPF Finances, l'entrepreneur doit mentionner sur la facture les éléments qui justifient ce taux. Vos clients vous parleront peut-être de l'attestation TVA 6 % : ce qu'elle est devenue est expliqué à part.
Sous le bouton d'envoi, une ligne dit à quoi serviront ces coordonnées (vous rappeler pour ce devis-là, rien d'autre), avec un lien vers votre page de confidentialité. Et après l'envoi, une phrase annonce quand vous rappelez.
Relisez vos trois dernières demandes de devis. Ce qu'il vous a fallu redemander chaque fois, ce sont les champs qui manquent à votre formulaire.
À quoi ressemble un site d'artisan bien construit ? Visite d'une maquette
Vous cherchiez un exemple de site internet de couvreur ? En voici un, avec une précision qui compte : Altitudes Toiture n'existe pas. C'est une maquette que j'ai construite pour montrer le principe.
Ce qu'elle montre, de haut en bas
- L'en-tête : un numéro de « ligne directe » et un bouton pour appeler, sur chaque page.
- Le titre : le métier et les deux communes principales, en une ligne.
- Les services : un bloc par type de travaux, chacun avec sa page, écrit avec les mots du client.
- La zone : les communes rangées par temps de trajet depuis l'atelier, sur une seule page ; seules les deux communes principales ont la leur.
- Les réalisations : une légende sous chaque photo, qui dit ce qui a été fait.
- Le formulaire : quatre questions, la fuite urgente en tête de liste, le téléphone rappelé pour les urgences, et une invitation à envoyer des photos une fois la demande partie.
- Le pied de page : les coordonnées, et les liens vers les mentions légales et la confidentialité.
Ce qu'il ne faut pas recopier
- Les chiffres. Note, nombre d'avis, compteurs de chantiers ou d'années : sur votre site, ce sont vos chiffres réels, ou rien.
- Les avis. Sur votre site, seulement ceux de vos clients, tels qu'ils les ont écrits.
- Les photos. Sur votre site, celles de vos propres chantiers.
- Le numéro d'entreprise. La maquette ne le porte que dans ses mentions légales, en zéros : sur votre site, le vrai va en pied de chaque page.
- Les délais affichés. Un délai de réponse ne s'écrit que si vous le tenez aussi les semaines chargées.
Ouvrez la maquette et votre propre site côte à côte sur votre GSM, et comparez leurs premiers écrans.
Par où commencer si vous n'avez encore rien ?
Par ce qui est gratuit et rapide, puis par ce qui dure. Un site internet pour artisan n'a pas besoin de cinquante pages pour commencer. Dans cet ordre :
La fiche Google.
Elle est gratuite, et c'est par elle que vous pouvez apparaître sur Google Maps : c'est le premier geste, avant même le site.
Trois chantiers en photos.
Ceux que vous aimeriez refaire, avant et après, avec leur commune.
Les huit éléments, sur papier.
Votre phrase de métier, vos communes, vos heures de rappel : tout ce que demande la liste plus haut.
Une première version courte.
Quelques pages suffisent : l'accueil, vos services, vos réalisations, votre zone, le contact.
Le test d'un inconnu.
Demandez à quelqu'un qui ne vous connaît pas de chercher votre métier et sa commune, puis de trouver votre numéro sur son GSM. Regardez sans aider.
Demain matin, commencez par la première étape, et gardez les autres pour la semaine.
Une dernière honnêteté. Un site ne fait pas sonner le téléphone tout seul, et personne ne peut vous promettre un nombre de chantiers : qui le promet ne peut pas le savoir. Ce qu'un site bien construit peut faire, c'est répondre aux questions du client qui vous cherche déjà, et lui donner de quoi vous appeler.
Easy Studio, c'est moi, Steeve Guille, à Aywaille, en province de Liège. Je conçois des sites pour les indépendants et les petites entreprises, je les propose aux artisans du bâtiment, et j'en écris les textes à partir de ce que vous me racontez de votre métier.
Si vous préférez faire ce premier tour à deux, l'appel est offert : vingt minutes, sans engagement.
Information générale
Cet article donne une information générale, à jour au 1er octobre 2026. Il ne remplace pas l'avis de l'organisme compétent pour votre situation : en cas de doute, renseignez-vous directement auprès de lui (lien dans les sources ci-dessous).
Questions fréquentes
Faut-il un site différent pour chaque métier quand on en exerce plusieurs ?
Rarement. Un seul site, avec une page par métier, garde un seul nom, un seul numéro et une seule adresse web à faire connaître. Deux sites se justifient surtout pour deux entreprises distinctes. Sur l'accueil, citez vos métiers dans l'ordre de ce que vous voulez vendre, et donnez à chacun ses propres réalisations.
Faut-il afficher son numéro de GSM sur son site ?
Oui, si c'est le numéro que vous décrochez vraiment. Le SPF Économie demande au moins deux moyens de contact directs sur un site d'entreprise : votre GSM peut être l'un, une adresse e-mail l'autre. Si vous ne voulez pas d'appels le soir, indiquez vos heures de rappel à côté du numéro plutôt que de le cacher.
Faut-il traduire son site quand on travaille près de la frontière linguistique ?
Si une partie de vos clients parle néerlandais ou allemand, oui : au moins l'accueil, vos services et le formulaire. Peu le font : en 2024, à peine 29 % des sites d'entreprises wallonnes proposaient au moins en partie une autre langue que le français, selon l'Agence du Numérique. Faites traduire par quelqu'un qui connaît vos travaux.
Sources
- SPF Économie, La check-list du bâtisseur avisé (nouvel onglet), 2024. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, Site d'entreprise et comptes sur les réseaux sociaux : données d'identification obligatoires (nouvel onglet), 2023. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Économie, Assurance responsabilité civile décennale (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- SPF Finances, Rénover - taux de tva (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- Statbel, Utilisation des TIC et commerce électronique dans les entreprises 2025 (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- Agence du Numérique (Digital Wallonia), Baromètre 2025 de maturité numérique des entreprises wallonnes (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
- Google Search Central, Règles concernant le spam dans la Recherche sur le Web Google (nouvel onglet), 2026. Consulté le 1er octobre 2026.
- Google Search Central, Bien débuter en référencement naturel (SEO) : principes de base (nouvel onglet), 2025. Consulté le 1er octobre 2026.
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